Se former reste un droit garanti par la loi, et depuis le 1er janvier 2026 un nouveau dispositif, la période de reconversion, l’ouvre à tout salarié qui veut changer de métier. Mais les financements de la formation reculent. Plus que jamais, une demande doit être écrite, datée et suivie.
En bref
- Un droit, pas une faveur. L’article L6111-1 du code du travail fait de la formation une obligation nationale et vise à vous faire progresser d’au moins un niveau de qualification au cours de votre vie professionnelle.
- Deux volets. La formation initiale, dont l’apprentissage, et la formation continue, qui sert aussi à préparer une reconversion.
- Du nouveau depuis le 1er janvier 2026. La période de reconversion est ouverte à tout salarié qui vise une mobilité, interne ou externe à l’entreprise.
- Le point noir. Les budgets baissent, l’alternance et le compte personnel de formation sont touchés, donc moins d’heures financées et moins de reconversions possibles.
- FO Énergie siège là où cela se décide. À la CPNEFP des IEG et à l’OPCO 2i, qui fixent la politique de formation de la branche et les niveaux de prise en charge.
Le geste à faire
Mettez votre demande par écrit. Un mail à votre manager qui nomme la formation visée, l’échéance et ce qu’elle apporte au poste laisse une trace, se chiffre et se défend. Une demande faite oralement en entretien ne laisse rien.
Vous pouvez aussi demander un conseil en évolution professionnelle pendant votre temps de travail : l’article L6324-1 du code du travail le prévoit pour tout salarié qui envisage une mobilité. En cas de refus ou de dossier sans réponse, écrivez à syndicat-fo_grdf-delegations-nationales@grdf.fr en indiquant les dates et l’intitulé de la formation.
Ce que la loi vous garantit
La formation professionnelle tout au long de la vie est une obligation nationale. L’article L6111-1 du code du travail lui fixe un objectif clair : permettre à chacun d’acquérir et d’actualiser ses compétences, et de progresser d’au moins un niveau de qualification au cours de sa vie professionnelle.
Le même article en fait un élément déterminant de la sécurisation des parcours et de la promotion des salariés, et rappelle que chacun dispose d’un compte personnel de formation, de son entrée sur le marché du travail jusqu’à la retraite.
L’organisation actuelle vient de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, qui a refondu le financement et le pilotage de la formation.
La période de reconversion, la nouveauté à connaître
Depuis le 1er janvier 2026, l’article L6324-1 du code du travail ouvre la période de reconversion à tout salarié qui souhaite une mobilité professionnelle, interne ou externe à l’entreprise. Elle sert à acquérir une qualification reconnue ou un ou plusieurs blocs de compétences.
Le dispositif est issu de la loi du 24 octobre 2025. Ses modalités ont été fixées par un décret du 28 janvier 2026, applicable depuis le 1er février 2026 : l’employeur dépose le dossier auprès de l’opérateur de compétences dans les trente jours qui précèdent le début de la période, et l’opérateur se prononce sur la prise en charge dans les vingt jours qui suivent. Retenez ces délais, ils obligent à anticiper de plusieurs semaines.
Un point de vigilance : la fiche pratique présente ce dispositif comme pensé pour les salariés expérimentés. Le texte de loi, lui, est plus large et vise tout salarié. Vous n’avez donc ni âge ni ancienneté à atteindre pour en faire la demande.
Qui décide du budget de votre formation
La CPNEFP des IEG
La commission paritaire nationale pour l’emploi et la formation professionnelle définit la politique de formation de la branche, pilote les questions d’alternance et analyse l’évolution des métiers. Selon la fiche pratique, les représentants FO y sont intervenus en 2025 sur le financement des centres de formation d’apprentis, la promotion des métiers, les niveaux de prise en charge de l’alternance, le Portrait des IEG et l’impact de l’intelligence artificielle sur les métiers.
L’OPCO 2i
L’opérateur de compétences interindustriel gère les financements et les contrats d’alternance, analyse les besoins en compétences et accompagne les transitions professionnelles. Il couvre 29 branches industrielles, dont celle des IEG. C’est lui qui accepte, ou refuse, la prise en charge d’une période de reconversion.
Alternance : les chiffres donnés par la fiche
Selon la fiche pratique FO Énergie d’octobre 2026, les alternants représentent près de 6,5 % des effectifs, pour un objectif fixé à 6,9 %, mais seuls 14 % d’entre eux sont recrutés à l’issue de leur parcours. La même source relève que les femmes, les salariés en situation de handicap et les plus de 45 ans accèdent moins souvent à la formation que la moyenne des salariés des IEG. Ces chiffres sont ceux du syndicat et n’ont pas pu être recoupés dans un texte officiel.
Sources : fiche pratique FO Énergie, Formation professionnelle, octobre 2026 ; code du travail, articles L6111-1 et L6324-1 ; loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 ; loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 ; décret n° 2026-39 du 28 janvier 2026. Textes vérifiés sur Légifrance le 13 octobre 2026.

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.