Octobre Rose 2026 · Cancer du sein
Se faire dépister : le tuto pas à pas
De 50 à 74 ans · tous les 2 ans · sans rien payer
De 50 à 74 ans, une mammographie tous les deux ans, sans rien payer : c’est le geste qui permet de repérer un cancer du sein tôt, quand il guérit dans 9 cas sur 10. Voici, étape par étape, comment trouver un radiologue, prendre rendez-vous et ce qui se passe ensuite. Actifs et retraités, cette page est à partager.
En vidéo : Octobre Rose en 30 secondes
À regarder et à transférer, sur notre chaîne YouTube FO GRDF Service Gaz.
Le tuto : se faire dépister en six étapes
Ce parcours est celui du dépistage organisé, le programme national destiné aux femmes de 50 à 74 ans qui n’ont ni symptôme ni risque particulier. Si votre situation est différente, la partie « Votre situation est différente » plus bas vous concerne.
Vérifiez que vous êtes concernée
Vous avez entre 50 et 74 ans, vous n’avez pas de symptôme et pas de risque particulier connu, et votre dernière mammographie date de plus de deux ans (ou vous n’en avez jamais fait) : le dépistage organisé est fait pour vous.
Le réflexe : retrouvez la date de votre dernière mammographie dans vos papiers ou demandez-la à votre médecin traitant.
Retrouvez votre invitation
Tous les deux ans, l’Assurance Maladie envoie un courrier d’invitation à domicile. Il reste aussi disponible six mois dans votre compte ameli. Il contient la liste des radiologues agréés de votre département.
Pas reçu, ou égaré ? Trois façons d’en obtenir un nouveau :
- votre compte ameli ;
- votre médecin traitant ;
- le 36 46, le numéro de l’Assurance Maladie (service gratuit, prix d’un appel).
Sans réponse de votre part, l’Assurance Maladie relance six mois puis douze mois après l’invitation.
Trouvez un radiologue agréé près de chez vous
Vous choisissez librement votre radiologue parmi ceux qui sont agréés pour le dépistage, puis vous prenez rendez-vous directement avec lui. Trois outils officiels :
- la liste jointe à votre courrier d’invitation ;
- la carte interactive de l’Institut national du cancer, qui permet aussi de prendre rendez-vous en ligne ;
- l’annuaire des radiologues de l’Assurance Maladie, par région et par département.
Astuce : le choix du cabinet agréé vous appartient. Regardez aussi les cabinets proches de votre lieu de travail.
Préparez le rendez-vous
À emporter :
- le courrier d’invitation ;
- votre carte Vitale et l’attestation de votre complémentaire santé ;
- vos mammographies précédentes, si vous en avez : elles servent de comparaison.
Le jour même : pas de crème, de poudre, de parfum ni de déodorant sous les bras ou sur les seins. Portez des vêtements faciles à retirer et laissez vos bijoux à la maison.
L’examen, comment ça se passe
- Un examen clinique des seins : observation et palpation.
- La mammographie : deux clichés par sein, avec une compression de quelques secondes pour obtenir une image nette.
- Parfois une échographie sur place : c’est fréquent, elle aide à lire les images et ne signifie pas forcément qu’il y a une anomalie.
La compression peut être désagréable, voire douloureuse, et cela varie beaucoup d’une femme à l’autre. Dites vos craintes au radiologue : il peut adapter son geste.
Les résultats
- Un premier résultat vous est donné à la fin du rendez-vous.
- Vos clichés sont ensuite relus par un second radiologue, dans les deux semaines. Cette double lecture, propre au dépistage organisé, permet de détecter environ 6 % de cancers en plus.
- Le résultat définitif vous arrive par courrier et il est transmis au médecin que vous avez désigné.
Et après ? Rendez-vous dans deux ans : la prochaine invitation arrive toute seule.
Combien ça coûte ? Rien.
Dans le dépistage organisé, la mammographie est prise en charge à 100 % : vous n’avez rien à payer, l’Assurance Maladie règle directement le radiologue. Si un examen complémentaire est nécessaire (échographie, par exemple), il est remboursé dans les conditions habituelles, votre complémentaire santé prenant le relais.
Entre deux mammographies : les signes qui doivent faire consulter
Le dépistage ne remplace pas la vigilance. N’attendez pas la prochaine invitation si vous remarquez :
- une boule ou une grosseur dans un sein ou sous le bras ;
- une rougeur ou un changement de la peau du sein ;
- un mamelon qui se rétracte ;
- un écoulement anormal par le mamelon ;
Et plus largement, tout changement inhabituel : parlez-en sans attendre à votre médecin traitant, à votre gynécologue ou à une sage-femme. Entre deux dépistages, un examen clinique annuel par un professionnel de santé est recommandé.
Votre situation est différente
Vous avez moins de 50 ans ou plus de 74 ans
Vous n’êtes pas concernée par le programme national. Si votre médecin l’estime nécessaire, il vous prescrit une mammographie, remboursée alors à 70 % par l’Assurance Maladie. Le bon interlocuteur reste votre médecin traitant ou votre gynécologue.
Vous avez un risque élevé ou très élevé
Risque élevé : antécédent personnel de cancer du sein, certaines lésions du sein dites atypiques, irradiation du thorax avant 30 ans… La surveillance commence plus tôt, à intervalles plus courts, avec parfois une échographie ou une IRM.
Risque très élevé, par exemple une mutation génétique identifiée : examen clinique tous les six mois dès 20 ans et imagerie chaque année dès 30 ans.
Dans ces deux cas, le suivi est exonéré du ticket modérateur. Parlez-en avec votre médecin : c’est lui qui propose la surveillance adaptée.
Vous avez fait une mammographie il y a moins de deux ans
Indiquez-en la date sur le questionnaire joint à votre invitation : la prochaine invitation sera décalée en conséquence.
Vous êtes un homme
Le cancer du sein existe aussi chez l’homme, même s’il est rare : moins de 1 % des cancers du sein. Il n’y a pas de dépistage organisé pour les hommes, mais les signes à surveiller sont les mêmes. Au moindre doute, consultez.
Et les rayons X, c’est risqué ?
La dose est faible et le matériel est contrôlé régulièrement. L’intervalle de deux ans a justement été fixé pour limiter l’exposition des seins aux rayons X. Selon l’Institut national du cancer, le bénéfice dépasse largement ce risque.
Bénéfices et limites, en toute transparence
- Le bénéfice : quand le cancer est détecté tôt, 99 femmes sur 100 sont en vie cinq ans après le diagnostic.
- Les fausses alertes : la plupart des anomalies repérées se révèlent bénignes après des examens complémentaires.
- Le surdiagnostic : 10 à 20 % des cancers détectés n’auraient pas évolué, mais on ne sait pas encore les distinguer des autres.
- Les cancers de l’intervalle : moins de 2 pour 1 000 femmes dépistées, d’où l’importance de surveiller les signes entre deux mammographies.
Octobre Rose Connecté : marchez, courez, pédalez
Du 1er au 31 octobre 2026, FO Énergie soutient Octobre Rose Connecté : chacun marche, court ou pédale, seul ou en équipe, et les kilomètres s’additionnent pour la cause. En 2025, les participants avaient parcouru 969 875,07 km. Le détail est dans notre article du 1er octobre, avec le communiqué de FO Énergie.
Le geste à faire
- Aujourd’hui : vérifiez la date de votre dernière mammographie.
- Plus de deux ans ? Prenez rendez-vous avec un radiologue agréé, avec ou sans le courrier d’invitation.
- Transférez cette page à une collègue, à une proche, à une retraitée de votre entourage : c’est souvent un mot qui déclenche le rendez-vous.
Sources : Assurance Maladie, « Dépistage organisé du cancer du sein pour les femmes entre 50 et 74 ans » (ameli.fr, mise à jour du 11 mai 2026) ; Institut national du cancer, « Le dépistage organisé des cancers du sein en pratique », « Bénéfices et limites » et site jefaismondepistage.cancer.fr ; communiqué FO Énergie « Octobre Rose : un mois pour informer, dépister, soutenir » du 1er octobre 2026. Cette page informe et ne remplace pas l’avis de votre médecin. Page mise en ligne le 1er octobre 2026.